Les pharmaciens des armées sont environ 180 dont plus de 65% de femmes et des pharmaciens commissionnés ou sous contrat. Ils exercent dans des domaines très variés placés généralement dans des grandes villes dont Paris ou des villes moyennes.
Ils sont en majorité recrutés par concours au niveau bac. Les pharmaciens des armées font leurs études à la faculté de Lyon dans le cadre de l'Ecole du service de santé (ESA) située à Lyon Bron. Ils font la première année commune (PACES) avec les médecins. Après six années d'étude dont une 6ème année à l'Ecole du Val-de-Grace à Paris ils ont un poste selon leur rang de classement au concours final dans un établissement du service de santé des armées. Il est rarement possible de rentrer en fin de seconde année plus fréquemment comme pharmacien militaire après les études pour des postes spécifiques : pharmacien commisionné ou pharmacien sous contrat.
Pharmacie hospitalière
Ils exercent au sein des pharmacie à usage intérieur (PUI) des hôpitaux des armées
Bégin à Saint Mandé, Percy à Clamart, Clermont Tonnerre à Brest, Desgenette à Lyon, Legouest à Metz, Laveran à Marseille et Saint Anne à Toulon.
Comme leurs collègues civils, ces pharmaciens ont le DES de pharmacie hospitalière.
En dehors de la dispensation des médicaments et des différents produits
de santé, ils ont notamment la responsabilité de la stérilisation et
parfois de la reconstitution des cytostatiques. La qualité du circuit du
médicament est un domaine de leur activité qui devient particulièrement
d'actualité du fait de la certification des hôpitaux et de la
réglementation de plus en plus prégnante. Cette activité
hospitalière est en lien avec les médecins prescripteurs et les équipes
soignantes et avec le ravitaillement sanitaire.
Biologistes
La présence de pharmaciens biologistes dans tous les hôpitaux militaires est liée à
l’existence de laboratoires de biologie médicale qui regroupent
l'ensemble des spécialités de la biologie : biochimie, microbiologie,
hématologie, immunologie, parasitologie au sein de fédérations de
biologie médicale.
La mixité des postes de médecins et de pharmaciens biologistes dans
les laboratoires de biologie médicale est une réalité. Ils ont le DES de
biologie médicale indispensable pour exercer en laboratoire de biologie médicale..
Ravitaillement
Comprend la Direction des approvisionnement en produit de santé des
armés (DAPSA) à Orléans, la Pharmacie centrale des armées (PCA), des
Établissements de ravitaillement sanitaires des armées ou ECRSA (Marseille et Vitry
le François) et Outremer ( Réunion, Nouvelle-Calédonie,
Guyane, etc.). Il existe également des postes à la brigades des sapeurs
pompiers de Paris et au bataillon des marins pompiers de Marseille.
Ces métiers ont comme principales fonctions le ravitaillement des
centres médicaux des armées (CMA) des bases de défense en France,
Outremer et en opération extérieures ou OPEX que ce soit en médicaments
et en produits de santé divers. Ils ravitaillent également les
pharmacies à usage intérieur des hôpitaux des armées.
Laboratoires d'analyses
Comprend les laboratoires d'analyses environnementales LASEM de
Toulon, Brest et Cherbourg, l'Institut de recherche criminelle de la
gendarmerie (IRCG) en toxicologie médico-légale pour la gendarmerie
(IRCG), le service de radioprotection des armées à Clamart (SPRA). Cette
partie de la toxicologie notamment environnementales a pour fonction
l'analyse de milieux très divers du point de vue chimique ou
radiologique au profit des armées et notamment la gendarmerie ou la
Marine pour les LASEM.
Recherche
Ces pharmaciens chercheurs exercent dans le cadre de l'IRBA (institut
de recherche biomédicale des armées) à Bretigny sur Orge
Ils ont de très nombreux thèmes d'intérêt dont la recherche
notamment dans les domaines nucléaire radiologique, radiologique,
biologique et chimique (NRBC) et la lutte contre le paludisme.
Conseillers
Les différents conseillers ont des postes dans les échelons milieux
dédiés à chaque armée (terre, air, mer, forces spéciales), à l'Etat
major de la Marine, Contrôle général des armées, Direction centrale du
service de santé. L'inspecteur technique des services pharmaceutiques
qui s'intègre au niveau de l'ISSA (inspection du SSA) dans l'ilôt du
Val-de-Grace à Paris gère les ressources humaines pharmaceutiques et à
se titre peut répondre à toute question sur le recrutement. Il a
également un rôle d'inspection.
Réservistes
Les différents postes décrits précédemment peuvent être occupés par
des pharmaciens (femmes ou hommes) effectuant des périodes de réserve en métropole ou outremer mais aussi en
opérations extérieures mais après une bonne expérience.
Ces pharmaciens ont une solde, un uniforme et un grade avec un avancement. Pour tous renseignements sur la réserve, il est possible de prendre contact grâce au site de la direction centrale du service de santé qui leurs est consacré.
Des coordonnées et des détails pratiques peuvent être obtenus ou demandés sur le
site du groupement des pharmaciens réservistes celui du GORSSA.
Opérations extérieures
Les pharmaciens des armées d'active et de réserve sont ou ont été présents sur de
nombreux théâtres d'opération extérieurs pour des durées de 2 à
4 mois. Ils sont responsables du ravitaillement sanitaire (médicaments,
dispositifs médicaux stériles) au profit des troupes en opérations
extérieures. Véritables "couteaux suisse" du commandement du fait de la polyvalence de leurs études et de leurs compétences très variées.
Comment devenir pharmacien des armées :
http://www.defense.gouv.fr/sante/nous-rejoindre/professions-medicales/pharmaciens-militaires